Du principe de solidarité dans les sociétés contemporaines : Entretien avec Serge Paugam

Du principe de solidarité dans les sociétés contemporaines :  Entretien avec Serge Paugam

Serge Paugam est sociologue, et travaille depuis plusieurs décennies sur la pauvreté, les inégalités et les ruptures sociales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, dont « La disqualification sociale » (PUF, 1991), « Le salarié de la précarité » (PUF, 2000), et plus récemment de « Ce que les riches pensent des pauvres » (Le Seuil, 2017, avec Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet). Il est directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, à Paris.

Pour la revue Politika, j’ai eu l’honneur de conduire avec lui un « grand entretien » autour de son oeuvre[1]. Cet entretien a été l’occasion de revenir sur son parcours intellectuel et humain dans la recherche, et d’éclairer ses différents thèmes de prédilection tels que les inégalités, les liens sociaux et le vivre ensemble. Il y développe notamment ses réflexions récentes sur les différentes formes « d’attachement » et sur l’évolution des principes de solidarité qui fondent nos sociétés contemporaines.

Ecouter l’entretien :

Serge Paugam, interrogé par Cécile Van de Velde, « Grand entretien » de la revue POLITIKA :

https://www.politika.io/fr/entretien/du-principe-solidarite-nos-societes-contemporaines

[1] Serge Paugam a été le directeur de ma thèse : Cécile Van de Velde, « Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe », soutenue en 2004 à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

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Cécile Van De Velde

Je suis Cécile Van de Velde, sociologue et titulaire de la Chaire de Recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie. Dans mes différentes enquêtes, plusieurs sujets me tiennent à cœur : le sort de la jeunesse, les mutations des âges de la vie, l’évolution des rapports entre générations, ou encore les différentes expériences de la solitude et de l’isolement à différents moments de la vie. Je m’intéresse à ces sujets en comparaison internationale, afin de mieux saisir les dimensions de nos parcours de vie qui convergent au delà des frontières, mais aussi ce qui les différencie, entre les sociétés, les sexes, les milieux sociaux ou les âges. Avec cette approche, je tente de répondre à une interrogation de fond : comment les politiques publiques structurent l’évolution de nos parcours de vie et leurs inégalités depuis la crise? Sur ces questions, j’ai écrit plusieurs articles, chapitres et ouvrages (vous en trouverez la liste ici), dont « Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe » (2008), et « Sociologie des âges de la vie » (2015). Je finalise actuellement une recherche sur les « colères » du XXIème siècle et leur signification sociale, en comparant notamment quatre mouvements sociaux de jeunesse, qui ont eu lieu ces dernières années à Madrid, Montréal, Santiago du Chili et Hong-Kong. Mon objectif est de mieux repérer les nouvelles tensions dans les parcours des jeunes générations depuis la crise, et j’aurai l’occasion d’y revenir au sein de ce blogue.