Véronique Gagné

Je me nomme Véronique et je suis étudiante au premier cycle en sociologie (candidate à la maîtrise en sociologie à l’UdeM). Mon parcours de vie n’est certes pas très typique, puisque je suis retournée aux études à l’âge de 32 ans après avoir été sur le marché du travail depuis l’âge de 18 ans. Le désir d’apprendre et de comprendre davantage notre univers social et son impact sur le monde naturel, voilà en quelques mots les raisons m’ayant poussée à poursuivre des études universitaires.

Mes intérêts sociologiques se situent davantage autour de l’économie et de l’environnement, ce qui implique nécessairement pour moi de m’intéresser également aux inégalités sociales et aux mouvements sociaux. Je me questionne, entre autres choses, sur des thématiques apportées par les mouvements alternatifs dits « objecteurs de croissance » qui semblent avoir émergé en grande partie avec les discours portant sur la crise environnementale et sur les crises économiques apparues au cours des dernières décennies.

Selon moi, le discours sur la décroissance permet entre autres de soulever cette simple question (mais d’une grande importance) : notre société capitaliste actuelle a-t-elle la capacité de réduire les inégalités sociales et les impacts environnementaux au moyen d’une poursuite idéalisée d’objectifs de croissance économique infinie, alors que nous évoluons tous dans un monde aux limites finies ?

Cette façon nouvelle pour moi de cadrer les sociétés modernes m’a été inspirée en grande partie par quatre éléments-clés ayant contribué à structurer ma pensée jusqu’à ce jour :

  • Le rapport Meadows produit par le club de Rome en 1972
  • Le livre de Murray Bookchin nommé « Une société à refaire » (2011)
  • Certaines œuvres de Karl Polanyi sur l’économie, telles que son ouvrage « La grande transformation » retraçant l’histoire sociale du libéralisme
  • Le discours d’Yves-Marie Abraham donné lors d’une conférence TED au HEC de Montréal et dont le titre est « Décolonisons notre imaginaire » (https://youtu.be/N7m8y7YtbcQ).

En espérant que mes questionnements permettront d’apporter une certaine contribution, ne serait-ce que d’une façon bien modeste, à l’élaboration de notre pensée collective.

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