Guillaume Gingras

Activiste de la scène rap québécoise depuis une dizaine d’années au moment d’entreprendre mes études en sociologie à l’Université de Montréal, j’étais déjà touché par les inégalités sociales et leur reproduction. Originaire du quartier Centre-Sud à Montréal, ayant joué au hockey dans l’équipe du quartier, ayant fréquenté la polyvalente du quartier, j’ai pu voir la pauvreté et le peu d’espoir de la jeunesse devant un destin incertain et précaire. Une jeunesse laissée pour compte.

La culture hip-hop et plus particulièrement le rap est une voie intéressante pour aborder le sujet sociologiquement. En effet, cette sous-culture de la musique caractérisée par ces « codes » et originaire des ghettos new-yorkais est en soi une voix pour les jeunes issus de quartiers défavorisés et victime d’inégalités sociales, économiques et politiques. Depuis ses débuts, le hip-hop se caractérise par son côté revendicateur et dénonciateur.

De plus, après avoir effectué un retour aux études en recherche sociale en 2012, j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans le domaine de la recherche, ce qui m’a permis de développer une vaste expertise dans le domaine des sondages et de la recherche sociale. Mon expérience se situe tant en développement de problématiques ou de cadres conceptuels, qu’en gestion de sondages et en analyse quantitative et qualitative.

Enfin, ce profil atypique me permet d’avoir une vision particulière des inégalités sociales vécues dans les quartiers défavorisés. Et c’est ce à quoi je m’intéresse, je veux pouvoir apporter une voix aux sans-voix, proposer des pistes de réflexion aux acteurs politiques, dans l’optique de freiner le statu quo et le destin tracé d’avance des habitants de quartiers défavorisés, et ainsi pouvoir aider les étudiants des écoles stigmatisées et les jeunes des quartiers défavorisés à changer leur destinée.

J’espère que ma contribution au blogue de la Chaire de recherche apportera un regard nouveau sur les réalités des quartiers défavorisés et la reproduction sociale de la pauvreté institutionnalisée.

Guillaume

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