Qui sont les « NEET »? Questions sur les jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation

Qui sont les « NEET »? Questions sur les jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation

Qui sont les « NEET » ou les « NEEF » en français, ces jeunes « ni en emploi, ni en étude, ni en formation » ? La catégorie des NEET a émergé depuis quelques années dans les statistiques publiques, pour compléter les indicateurs de chômage des jeunes. Cette catégorie connaît une augmentation sensible dans la plupart des sociétés occidentales, non sans susciter une certaine inquiétude des pouvoirs publics : s’ils ne sont pas salariés, étudiants ou stagiaires, où sont-ils?


L’Observatoire Jeunes et Société vient de sortir un numéro spécial de son Bulletin consacré aux NEEF, coordonné par Maria Eugenia Longo et Nicole Gallant, intitulé : « Les jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEEF). Questions sur une catégorie de politiques publiques ».

Ce numéro propose, dans une série de courts textes signés d’experts et de chercheurs sur la jeunesse, une réflexion sur le sens de cette catégorie, à maints égards abstraite et hétéroclite.

La Chaire y a participé, sous la forme d’un texte signé de Cécile Van de Velde, intitulé « Les NEET : une déconstruction sociologique ».

Lien vers le numéro complet en cliquant ici

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Cécile Van De Velde

Je suis Cécile Van de Velde, sociologue et titulaire de la Chaire de Recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie. Dans mes différentes enquêtes, plusieurs sujets me tiennent à cœur : le sort de la jeunesse, les mutations des âges de la vie, l’évolution des rapports entre générations, ou encore les différentes expériences de la solitude et de l’isolement à différents moments de la vie. Je m’intéresse à ces sujets en comparaison internationale, afin de mieux saisir les dimensions de nos parcours de vie qui convergent au delà des frontières, mais aussi ce qui les différencie, entre les sociétés, les sexes, les milieux sociaux ou les âges. Avec cette approche, je tente de répondre à une interrogation de fond : comment les politiques publiques structurent l’évolution de nos parcours de vie et leurs inégalités depuis la crise? Sur ces questions, j’ai écrit plusieurs articles, chapitres et ouvrages (vous en trouverez la liste ici), dont « Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe » (2008), et « Sociologie des âges de la vie » (2015). Je finalise actuellement une recherche sur les « colères » du XXIème siècle et leur signification sociale, en comparant notamment quatre mouvements sociaux de jeunesse, qui ont eu lieu ces dernières années à Madrid, Montréal, Santiago du Chili et Hong-Kong. Mon objectif est de mieux repérer les nouvelles tensions dans les parcours des jeunes générations depuis la crise, et j’aurai l’occasion d’y revenir au sein de ce blogue.